La respiration est un aspect essentiel de la méditation. Respirer est tellement naturel qu’on ne pense pas que notre respiration puisse être de mauvaise qualité. Pourtant, il y a une différence entre respirer et bien respirer. Cette nuance est particulièrement vraie dans la méditation. Aussi la respiration doit devenir le véhicule nous permettant de bien méditer. Les yogis disent que nous repsirons comme nous vivons. Nous pourrions dire, par extension, que nous méditons comme nous respirons. Il est pourtant relativement accessible de bien respirer lorsque l’on médite. Cette accessibilité est rendue possible grâce à une clef : le lâcher-prise.

Pour atteindre le lâcher-prise, la visualisation peut nous y aider.

Par exemple, avec votre esprit, partez où vous voulez, sur la plage, dans la neige, dans un jardin, dans ce lieu imaginaire ou « visualisé » vous êtes en sécurité, c’est votre bulle merveilleuse! C’est l’endroit où on vous aime, l’endroit où vous vous aimez. Faites vous ce cadeau et vous verrez que votre respiration vous suivra consciemment avec douceur.

Puis, les yeux clos, ralentissez légèrement votre respiration concentrez-vous sur la sensation de l’air qui rentre et qui sort par vos narines. Portez une attention particulière sur le bord de vos narines, plus sensible à la fraîcheur de l’air à l’inspiration et à la chaleur du souffle à l’expiration. Cette sensation contrastée vous apportera plus de détente et de lâcher-prise.

Toutefois, vous vous rendrez certainement compte qu’il est difficile de rester concentré sur cette sensation car des pensées et des idées traversent sans cesse votre esprit et vous empêchent de rester totalement dans le moment présent. Laissez les passer sans vous y arrêter et n’abandonnez pas.

Lorsque votre esprit s’égare, essayez de vous re-concentrer sur la sensation de l’air qui entre dans vos narines.

si cette concentration ne donne pas de résultats, essayez de compter la respiration:
Lorsque vous inspirez comptez mentalement 1. et lorsque vous expirez comptez mentalement 1.
inspiration 2. expiration 2.
inspiration 3. expiration 3, et ainsi de suite jusqu’à 10. Puis revenez à 1.

Ce comptage est semblable à un fil qui relie votre conscience à la respiration et c’est le point de départ du processus qui conduit à une attention constante.
Toutefois en cas de sensation de fatigue arrêtez-vous et revenez à votre rythme de respiration habituelle.

Après 10 à 20 minutes de pratique, votre esprit ressemblera à un étang paisible que vous pourrez contempler dans toute sa profondeur.

Persévérez, ne tenez pas compte de l’impatience, laissez la partir, s’envoler.

Bonne respiration dans vos prochaines méditations.